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lundi 10 mars 2014

Salon de coiffeur VIP, des salariés en grêve dénoncent un gérant-voyou





Photo : AurélieSarrot/Metronews

Depuis plus de trois ans, à travers de nombreux témoignages publiés sur son site,
l’association Stop aux Nuisances 10 dénonce les conditions déplorables d’hygiène et de sécurité sanitaire des salons de coiffure et ongleries, et l’exploitation salariale des employés.
Aujourd’hui, la dénonciation vient de l’intérieur : au 50 boulevard de Strasbourg,
les employées du salon «VIP» sont en grève. Le gérant-voyou du salon
est parti à l’étranger ; elles n’ont pas été rémunérées depuis le mois de décembre.
En leur apportant une aide juridique, la CGT s’est mobilisée afin
qu’elles soient régularisées et reconnues dans leurs droits de salariées.

L’association félicite ces grévistes. En dénonçant leurs conditions de travail,
elles ont bravé l’omerta qui règne à Château d’Eau.


Malheureusement, leur cas n’est pas isolé : une grande majorité des gérants de salon
se comportent de la même façon. Souhaitons que d’autres employées aient le même
courage et rejoignent ces premières grévistes.
Si la monoactivité coiffure-onglerie a pris une telle ampleur ces dernières années,
c’est bien grâce au recours à l’emploi dissimulé sur une grande échelle.
Ce secteur draine plusieurs centaines de salariés clandestins.

Paradoxalement, la régularisation de tous ces sans-papiers conduirait à la fermeture
de dizaines de salons. Soudainement confrontés au paiement
des charges salariales et à la mise en conformité avec les règles d’hygiène sanitaire,
ils mettraient rapidement la clé sous la porte.

Nous dénonçons une scandaleuse hypocrisie.


Pour les élus et le Préfet de Paris, la régularisation de quelques grévistes ne serait-elle pas une manière d’esquiver le problème en fermant les yeux sur la situation des autres salons ?
Les pouvoirs publics sont tout à fait au courant de cette économie clandestine
qui fonctionne depuis plus de dix ans en plein coeur de Paris ;
aujourd’hui, à la faveur de cette grève, les élus en campagne municipale semblent
découvrir l’intolérable en se déplaçant au salon «VIP» !

Soutenons cette grève pour que les pouvoirs publics agissent sans relâche
contre le travail dissimulé et pour le respect des règles d’hygiène
dans les salons coiffures et ongleries.


Retrouvez quelques articles dans la presse
http://fr.news.yahoo.com/gr%C3%A8ve-in%C3%A9dite-douvri%C3%A8res-chinoises-papiers-%C3%A0-paris-161105282.html

http://www.metronews.fr/paris/des-sans-papiers-non-payes-aux-commandes-d-un-salon-de-beaute/mnbx!snfdSsgXWGLr6/





jeudi 20 février 2014

Exploitation / Grêve dans un salon de coiffure, les coiffeurs se sentent ils acculés ?




Un article vient de paraître sur la précarité et l'exploitation des travailleurs sans papiers, dont le patron n’a plus donné signe de vie depuis décembre 2013, les laissant sans "salaire" depuis lors.

Comme nous le disait le commissaire du 10e arrondissement, de nombreux salons abusent de ces procédés pour assurer leur survie dans un contexte de mono-activité fortement concurrencielle.

Quelles sont les motivations qui ont poussé le patron de cet établissement à quitter les lieux ? Pour l’instant, nous ne pouvons que supputer.

La cellule montée par le commissaire du 10e pousserait-elle les gérants dans leurs retranchements et même, pour certains, à ne plus donner de nouvelles ?

Au-delà du drame humain et des conditions de travail déplorables que nous dénonçons, l’inaction des pouvoirs publics a laissé le champ libre à cette activité depuis des années.

L'avenir nous dira s'ils ont véritablement pris conscience du problème.

Article à lire ici.
http://paris-luttes.info/un-salon-de-coiffure-occupe-nuit

dimanche 26 janvier 2014

CODAF

Les comités opérationnels départementaux anti-fraude, réunissent  sous la co-présidence du préfet de département et du procureur de la République du chef-lieu du département, les services de l’Etat (police, gendarmerie, administrations préfectorale, fiscale, douanière et du travail) et les organismes locaux de protection sociale (Pôle emploi, URSSAF, caisses d’allocations familiales, d'assurance maladie et de retraite, le régime social des indépendants (RSI), la MSA) afin d’apporter une réponse globale et concertée aux phénomènes de fraude, qu’ils concernent les prélèvements obligatoires ou les prestations sociales.

http://www.economie.gouv.fr/dnlf/codaf-comites-operationnels-departementaux-anti-fraude

vendredi 10 janvier 2014

Compte rendu de réunion avec les gérants des salons de coiffure présidée par Rémi Féraud et le commissaire Gilbert Grinstein




Réunion du 25 septembre 2013


Pour la première fois, l’association Stop aux Nuisances 10 est conviée à assister à une réunion en mairie, entre Monsieur Rémi Féraud et le commissaire Gilbert Grinstein, d’une part ; l’association des gérants de salons de coiffure (ASBACE), d’autre part.

Au total, une vingtaine de gérants sont présents sur les bancs de la salle des fêtes le mercredi 25 septembre en fin de matinée. Ce fut très instructif…

Après sa présentation de la situation, guère flatteuse pour les gérants, égrenant les nuisances que notre association n’a de cesse de rappeler en public ou en réunion avec les élus, Monsieur Féraud se satisfait néanmoins de ces rencontres annuelles – comme un point positif à l’actif de sa politique.

Puis intervient le commissaire Grinstein. Cette fois-ci le discours est beaucoup plus ferme, bien que plaintif dans un premier temps : « Il n’est pas normal qu’il faille à chaque fois une compagnie de CRS pour intervenir dans le quartier. Je vous demande de faire passer le message auprès des autres gérants ».

Il enchaîne ensuite sur ce qui est la véritable surprise de cette réunion : l’annonce de la création d’une cellule de travail chargée d’enquêter sur l’activité de tous les salons sans exception. Silence dans les rangs.

Cette annonce provoque très vite une certaine nervosité parmi les gérants. En effet, cette fois-ci, ils craignent que cette cellule ne jette de la suspicion sur leur activité, alors que la majorité d’entre eux se disent en règle avec la loi.

À ces propos, le commissaire répond un brun narquois : « Alors, vous n’avez rien à craindre et ceux qui ne respectent pas la loi, je les invite rapidement à se mettre en conformité. »

Le président d’ASBACE s’adresse alors directement au représentant de Stop aux Nuisances 10 pour démontrer que l’association n’a aucune raison légitime de se plaindre, car l’ASBACE ne cesse d’intervenir pour améliorer la vie du quartier.

Le discours de l’association des gérants est donc toujours le même : « On fait ce qu’on peut » ; « Les habitants ne comprennent rien à notre activité ».

L’association reprend alors une à une les nuisances citées précédemment par Rémi Féraud. Peine perdue : tout juste s’ils entendent notre exaspération. Nous serions en quelque sorte de mauvaise foi.

À la sortie de la réunion, la création de cette « cellule de travail » annoncée par le commissaire Grinstein est sur toutes les lèvres. Attendons de voir !

Le ton employé par le maire et un membre des forces de police présent dans la salle nous laisse perplexe.


****

Ce que nous pensons de cette réunion


Rémi Ferraud est dans son registre habituel : on fait le bilan ; on est dans le constat ; pas fameux au demeurant ; puis on compte sur vous (les gérants) pour changer l’image du quartier.

On ne peut pas dire que le discours du maire depuis 6 ans ait produit de réels changements. Il évoque toujours la bouche de métro libérée des rabatteurs. Mais il se garde bien de dire que le ménage est réalisé par un molosse payé par l’ASBACE, que le problème est rejeté à tous les angles du carrefour, voire au métro Strasbourg-Saint-Denis.

Le rabattage est interdit. Le « zéro tolérance » affirmé lors d’une interview en 2011 pour un magazine de M6 sur les salons de coiffure ne résiste pas à l’épreuve des faits.

Bref, on avait l’impression d’assister à une réunion de fin d’année entre profs et élèves où l’on décerne les bons et les mauvais points et en guise de conclusion, le prof demande à ses élèves de faire plus d’efforts.

Pour avoir assisté à une réunion en mairie concernant les bars de la rue du Faubourg Saint-Denis, nous constatons que le ton était différent vis-à-vis des tenanciers. Le discours était plus ferme et fut suivi de fermetures administratives. Avec les coiffeurs, le ton était très gentillet.

Quant au commissaire, il avoue que jusqu’à présent il n’avait pas les moyens de contrôler l’activité des salons. À présent, grâce à sa cellule, les gérants ont intérêt à se mettre en règle ! Autant dire que si la cellule ne produit rien de concret, les gérants vont se gondoler à souhait. Le pompon pour l’intervenante des forces de police du 10ème qui s’adresse aux gérants en leur disant qu’il y a du relâchement dans l’effort et qu’ils peuvent mieux faire…

Bref, la politique du constat et des incantations n’est plus à la hauteur de l’exaspération des habitants des quartiers Château d’Eau et porte Saint-Martin. Ils attendent depuis 6 ans une attitude plus frontale, véritablement ancrée dans la réalité, concernant les nuisances de la monoactivité coiffure.

Nous proposons que le maire Rémi Féraud pourvoie auprès des autorités compétentes à la publication de 2 arrêtés municipaux et qu’il se donne les moyens de les faire respecter.

Interdiction de vente à la sauvette sur l’espace public dans l’arrondissement.
Interdiction du racolage sur l’espace publique.

La multiplication des bars continue au Faubourg Saint-Denis


Nous sommes un dimanche, le 23 décembre 2012. Pourtant des ouvriers s’affairent dans une boutique au 74-76 rue du Faubourg Saint-Denis.

Une ancienne boucherie est en train de devenir un bar ou un restaurant, un comptoir est déjà en place (voir photos). Un an auparavant, la quincaillerie voisine subissait le même sort, convertie en bar restaurant.

Depuis, d’autres lieux ont ouvert. À l’angle de la rue du Château d’Eau et de la rue du Faubourg Saint-Denis, à l’emplacement de l’ancienne agence de voyages Mondiale, un grand bar restaurant ouvrira ses portes dans les prochains mois.

Deux grands groupes propriétaires de hauts lieux de la nuit parisienne ont jeté leur dévolu sur le Faubourg Saint-Denis et sur la rue de Paradis. Des indépendants leur emboîtent le pas.

Il y a de l’argent à se faire et peu importe le sommeil perturbé des habitants. Quant au sommeil de ces investisseurs, installés bien au chaud sous leur couette dans leurs beaux appartements, il y a fort à parier qu’il n’est point troublé.

Bien sûr, la mairie et la préfecture de police regretteront par la suite ces nouvelles transformations. Les responsables ne peuvent pourtant les ignorer, car les débits de boissons – comme les restaurants – doivent être déclarés en préfecture, au minimum 15 jours avant leur ouverture.

Des questions doivent être posées à la mairie et à la préfecture :

Comment des établissements obtiennent-ils la translation (changement de lieu d’exploitation) de la licence IV, qui permet de vendre tout type d’alcool ?


La préfecture de police fait-elle respecter l’arrêté sur les zones protégées ?

En effet, selon l’arrêté n°72-1675 du 29 avril 1972, un débit de boisson ne peut s’installer à moins de 75 m d’un autre débit de boisson de même catégorie.

À Marseille, Aix-en-Provence, Arles, des arrêtés préfectoraux spécifiques limitent la concentration de débits de boisson, autrement dit la création de « rues de la soif » comme la rue du Faubourg Saint-Denis est en passe de devenir.

Malgré les nuisances reconnues par la mairie et sanctionnées par la préfecture de police, comment tous ces établissements peuvent-ils encore obtenir des droits de terrasse auprès des services de la mairie ?
Malgré l’étroitesse du trottoir au 74-76 rue du Faubourg Saint-Denis, la quincaillerie et son voisin ont obtenu un droit de terrasse pour quelques tables.

L’association souhaite que Madame la Députée Seyba Dagoma, élue de notre circonscription et Monsieur Rémi Féraud, maire du 10ème arrondissement, interviennent rapidement auprès de la préfecture de police afin que celle-ci fasse respecter l’arrêté préfectoral n°72-1675 du 29 avril 1972 limitant la concentration d’établissements avec licence IV.






mercredi 2 janvier 2013

La guerre du faubourg Saint-Denis n'aura pas lieu ?

C'est le titre d'un article paru sur le site Time Out Paris :

La guerre du faubourg Saint-Denis n'aura pas lieu
Par Emmanuel Chirache


A Paris, la nuit est devenue un sujet sensible. Vendredi 7 décembre, la préfecture de police a ordonné la fermeture administrative durant neuf jours de cinq bars de Strasbourg Saint-Denis : L'Inconnu, Chez Jeannette, Le Mauri7, L'Univers et Au Xeme. Une décision qui s'ajoute à d'autres depuis septembre (fermeture provisoire du Point Ephémère et de la Mécanique Ondulatoire par exemple) et qui renforce un

dimanche 16 décembre 2012

Dangerosité des solvants

 Les Composés Organiques Volatils (COV)

Les produits utilisés dans les ongleries font partie de la famille des COV (Composés Organiques Volatils). Ceux-ci présentent un certains nombre de dangers pour les employés des salons dans lesquels ils sont utilisés, mais aussi pour les habitants des immeubles se trouvant au-dessus de ces salons.

Un document publié par l'INRS à destination de la médecine du travail en précise quelques uns. https://docs.google.com/open?id=0B9BAHaJv8wAcbldHOTFqMy1va0U

vendredi 7 décembre 2012

Fermetures administratives de deux bars

Deux bars emblématiques (de la branchitude, et des nuisances causées au voisinage) font l'objet depuis le 6 décembre d'une fermeture administrative de 9 jours : ce sont Chez Jeannette et le Mauri7.

Puissent ces deux fermetures temporaires servir d'exemple et démontrer à tous les autres établissements du secteur qu'il n'y a pas d'impunité à bafouer les droits des habitants aux respect des lieux et de leur tranquillité nocturne, et les rappeler à leur responsabilité d'endiguer les débordements de leurs clientèle.

mercredi 5 décembre 2012

Débat sur la délinquance dans le 10ème

Le site e-vous Paris lance un débat sur la délinquance dans notre arrondissement.
À observer et à alimenter de vos expériences et observations :

http://www.evous.fr/Delinquance-dans-le-10e-a-Paris-lancez-le-debat,1180029.html

samedi 27 octobre 2012

Faubourg Saint-Denis : nuisances sonores et autres

Des habitants se regroupent sur des préoccupations semblables aux nôtres : l'évolution de leur quartier qui se fait aux dépends des habitants et de leur commerces.

Deux pages facebook sur le sujet une récente, et une de création plus ancienne qui montre que les habitants du quartier ont, depuis longtemps, alerté sur des dérives qui ont avec le temps et l'absence d'actions pris de l'ampleur :

►   Faubourg Saint-Denis, quel quartier pour demain ?
        (afficher la page Facebook en cliquant sur le nom ; pas de compte nécessaire)

mardi 11 septembre 2012

Rien ne change !

Le boulevard de Strasbourg :









 

  La rue du Château d'Eau






















L'angle Strasbourg - Château d'Eau
















Et en face sur le boulevard :


Nous envoyons ces photos au maire du 10ème Rémi Féraud et à notre députée Seybah Dagoma.

jeudi 10 mai 2012

Nouveau salon boulevard de Strasbourg

 Témoignages d'adhérents 

Un nouveau salon a ouvert, il y a quelques temps, boulevard de Strasbourg.
Deux messages d'adhérents reçus à ce sujet :
  • « Nous pensions que la mairie du 10éme avait mis un stop au mono-commerce des coiffeurs sur le boulevard de Strasbourg et nous constatons que l'agence du crédit coopératif qui a fermé est devenu un énième coiffeur africain. Il n'y a aucun contrôle ni aucune surveillance dans cette zone ! »
  • « Au 60 Bd de Strasbourg, suite au déménagement du Crédit Coopératif boulevard Magenta, s'est installé un coiffeur - un de plus. La boutique est en travaux mais il semble y avoir déjà de l'activité à l'étage. »
Encore un commerce de proximité qui disparait au profit d'un nouveau salon coiffure ! Et dans le boulevard de Strasbourg ou franchement, il y en déjà un certain nombre !
L'association partage l'agacement de ces habitants et cela montre que tous les efforts faits pour promouvoir la diversité commerciale, sont loin de suffire.

jeudi 29 décembre 2011

Chantal coiffure, c'est fini ?

 Témoignage d'un adhérent 

Témoignage d'un adhérent qui démontre l'utilité de ne pas baisser les bras :

Après plusieurs mois de lutte, mon obstination aurait elle payé ?

Chantal coiffure, passage du Prado, radiée du registre du commerce depuis 2 ans continuait d'exercer sans être vraiment inquiétée.

Malgré un avertissement de la préfecture lui sommant d'arrêter l'activité onglerie dont les mesures d'émission de COV* (Composés Organiques Volatils) étaient incroyablement élevées, cette dernière avait cru intelligent de déplacer son activité au 1er étage où elle se pensait protégée des regards...
Nous avons obtenu un référé du juge pour faire un constat d'huissier en juin et agir...

Depuis ce week-end, le local est vidé et en travaux !

Je ne peux garantir si c'est définitif mais espérons !

* la toxicité des COV a déjà été évoquée dans le témoignage "À propos de la nocivité des produits utilisés"

dimanche 10 juillet 2011

Fin de journée rue du Château d'Eau : état de la rue et d'un hall d'immeuble

le hall de l'mmeuble

Un adhérent de l'association nous a communiqué des photos de la rue du Château d'Eau après une journée d'activité commerciale, ainsi que de son hall d'immeuble.

 





le caniveau
le trottoir

mardi 14 juin 2011

Quand un hall d'immeuble devient urinoir public...

Un adhérent nous envoie le témoignage suivant :
Le hall d'entrée de l'immeuble 60 de la rue du Château d'Eau est transformé en véritable urinoir public par les rabatteurs qui connaissent le code d'accès et squattent quotidiennement les trottoirs de la rue.

En images, voilà ce que donne le hall de cet immeuble :